Durée et simultanéité: à propos de la théorie d'Einstein. par Henri Bergson

Durée et simultanéité: à propos de la théorie d'Einstein.

Titre de livre: Durée et simultanéité: à propos de la théorie d'Einstein.

Auteur: Henri Bergson


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Henri Bergson avec Durée et simultanéité: à propos de la théorie d'Einstein.

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Résumé :
"Préface de l'auteur.
Après Einstein, le temps n’est plus, disait-on. Le temps n’est qu’illusion." Il n’existe pas un temps unique et universel mais des pluralités de temps.
Henri Bergson (1859-1941), philosophe français reçu à l'Académie Française, écrit en 1922 un ouvrage incontournable et controversé intitulé "Durée et simultanéité : à propos de la théorie d'Einstein", dans lequel il discute la théorie de la Relativité qu'Einstein venait d'élaborer.
L’objectif est de savoir dans quelle mesure la conception de la durée vécue par les hommes sur terre est compatible avec la théorie d’Einstein sur le
temps. Plus précisément, le philosophe veut montrer que nous pouvons postuler un temps universel compatible avec la théorie de la relativité et qui s’harmonise avec notre propre expérience immédiate du temps. Tout un défi quand on pense qu’il n’y a plus de temps universel rythmant le devenir de l'Univers en physique. Il s’agira de parler de temps multiples, de simultanéités et des simultanéités en succession, selon Bergson.

Extrait :
"Quelques mots sur l’origine de ce travail en feront comprendre l’intention. Nous l’avions entrepris exclusivement pour nous. Nous voulions savoir dans quelle mesure notre conception de la durée était compatible avec les vues d’Einstein sur le temps. Notre admiration pour ce physicien, la conviction qu’il ne nous apportait pas seulement une nouvelle physique mais aussi certaines manières nouvelles de penser, l’idée que science et philosophie sont des disciplines différentes mais faites pour se compléter, tout cela nous inspirait le désir et nous imposait même le devoir de procéder à une confrontation. Mais notre recherche nous parut bientôt offrir un intérêt plus général. Notre conception de la durée traduisait en effet une expérience directe et immédiate. Sans entraîner comme conséquence nécessaire l’hypothèse d’un Temps universel, elle s’harmonisait avec cette croyance très naturellement. C’étaient donc un peu les idées de tout le monde que nous allions confronter avec la théorie d’Einstein. Et le côté par où cette théorie semble froisser l’opinion commune passait alors au premier plan : nous aurions à nous appesantir sur les « paradoxes » de la théorie de la Relativité, sur les Temps multiples qui coulent plus ou moins vite, sur les simultanéités qui deviennent des successions et les successions des simultanéités quand on change de point de vue. Ces thèses ont un sens physique bien défini : elles disent ce qu’Einstein a lu, par une intuition géniale, dans les équations de Lorentz. Mais quelle en est la signification philosophique ? Pour le savoir, nous prîmes les formules de Lorentz terme par terme, et nous cherchâmes à quelle réalité concrète, à quelle chose perçue ou perceptible, chaque terme correspondait. Cet examen nous donna un résultat assez inattendu. Non seulement les thèses d’Einstein ne paraissaient plus contredire, mais encore elles confirmaient, elles accompagnaient d’un commencement de preuve la croyance naturelle des hommes à un Temps unique et universel ..."

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